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La gifle reçue par Emmanuel Macron : «il n’y a pas de quoi être fier»

Dans une tribune publiée sur sa page Facebook, le journaliste Sismondi Barlev Bidjocka revient sur la gifle reçue par Emmanuel Macron. Le promoteur de la radio Ris Fm démontre que les Français nous ont habitués à des actes pareils.

La France est coutumière de ce genre de débordement

Sismondi Barlev Bidjocka – Journaliste

Néanmoins, ce qui rend cet acte inédit, c’est tout simplement parce qu’il s’agit d’une gifle à l’endroit d’un chef d’État.  

«C’est  la première fois. Qu’un président Français, chef de l’état d’un si grand pays se face Giflé, c’est du jamais vu, c’est humiliant, c’est inédit, c’est une honte. Mais en France, c’est presqu’une tradition. On connaît les attaques  contre Chirac à la tomate pourrie, l’attaque contre  François Hollande qui s’est fait entarté, c’est-à-dire frappé  en plein figure avec un gâteau à la crème. On se souvient de Nicolas Sarkozy, qui, avait reçu un sceau d’eau pimenté. De la tête aux pieds. Mais la gifle, c’est une première fois, il n’y a pas de quoi être fier…»

Sismondi Barlev Bidjocka

Rappel des faits

Rappelons que le président français s’est rendu à Valence dans le Drôme de son pays. En fait, le président devait rencontrer des restaurateurs et des agriculteurs. Dans son traditionnel bain de foule, Emmanuel Macron reçoit une gifle de la part d’un homme somme toute révolté. Nonobstant son agression, le président a déclaré «il ne faut rien céder à la violence, en particulier contre tous les représentants de la chose publique»

Toutefois, Emmanuel Macron a précisé qu’« il y a de la bêtise, et quand la bêtise s’allie à la violence elle est inacceptable ». Il a ajouté que « la colère démocratiquement elle s’exprime. Je vais toujours au contact, à portée d’engueulade, et j’y tiens ». Il parle d’une colère légitime parfois, mais « la bêtise et la violence non, pas en démocratie ».

Les premiers résultats de l’enquête

L’enquête dans l’affaire de la gifle reçue par Emmanuel Macron dans la Drôme prend une tournure inquiétante. Moins de 24 heures après les faits, les policiers ont en effet découvert un document au domicile de Arthur C. La perquisition menée a permis de mettre la main sur un exemplaire de Mein Kampf. En fait, il s’agit d’un journal écrit par le dictateur allemand Adolf Hitler entre 1924 et 1925. Outre le journal, plusieurs armes ont été saisies, révèlent nos confrères du Parisien, mercredi 9 juin 2021.

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Selon France Bleu, il s’agirait d’une dague, d’une épée ainsi que d’une arme à feu de collection. De plus, il faut noter que des armes de reproduction avaient déjà été découvertes au domicile de Damien T. C’est le principal suspect, car c’est lui qui gifle le président Emmanuel Macron mardi dernier à Tain-l’Hermitage.

L’auteur présumé sera ainsi jugé jeudi en comparution immédiate, a indiqué mercredi soir le parquet de Valence.

« Damien T. sera présenté dans le courant de la matinée de demain (jeudi) devant le procureur de la République en vue de sa présentation en comparution immédiate l’après-midi »

Alex Perin – procureur de la République

Par ailleurs, son camarade Arthur C. sera lui aussi interpellé afin de répondre des infractions en lien avec les armes. Il est question  armes trouvées à son domicile et détenues illégalement. Ainsi, le magistrat a indiqué qu’il va délivrer une convocation en justice pour la fin du second semestre 2022.

Damien T., un fan d’histoire médiévale

Selon les premiers éléments de l’enquête, Damien T., 28 ans, est un fan d’histoire médiévale. En fait, le principal suspect suit l’extrême droite royaliste sur les réseaux sociaux. Mais l’extrême droite royaliste est décrite comme apolitique et non violent dans sa commune. Le suspect a fondé à Saint-Vallier (Drôme), son lieu de résidence, deux associations dans les arts martiaux historiques européens.

Sur YouTube, Damien T. est abonné à plusieurs chaînes d’extrême droite royaliste. On peut citer celle d’Henry de Lesquen, condamné en 2018 pour provocation à la haine et contestation de crime contre l’humanité. De plus, le suspect est scotché à la chaîne youtube royaliste du Cercle Richelieu. Sa page Facebook indique qu’il « aime » celle du groupe Action française Lyon, parmi d’autres des mêmes mouvances.

Cependant, la garde à vue a été prolongée « afin de poursuivre les vérifications ». Selon BFMTV, aucun d’eux n’a invoqué son droit au silence. Bien au contraire. Damien T., l’homme qui gifle le président, nie toutefois toute préméditation et assure que son geste était spontané. Néanmoins, les chefs d’accusation sont ainsi élucidés : « violences sans incapacité sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

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